UNE ADRESSE À RETROUVER
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Depuis bientôt deux mois, le Stade Rennais vit une passe compliquée où il n’aperçoit pas le bout du tunnel. Une série noire de 9 matchs sans le moindre succès illustre ce mal-être, l’attaque est notamment pointée du doigt.
Coup d’oeil sur les carences offensives des Rennais…

Des chiffres alarmants :

Après un début de saison sur les chapeaux de roue avec 3 victoires successives (Montpellier, Paris et Strasbourg), la machine s’est enrayée. Depuis le 25 Août et cette victoire à la Meinau, Rennes n’arrive plus à gagner, soit près de deux mois de disette. Sur cette période, 9 matchs ont été joués (7 en championnat et 2 en Europa League) aucun n’a été remporté…

Cette spirale négative s’accompagne d’une efficacité offensive appauvrie. Si les Rouge et Noir ont su marquer à 5 reprises lors des trois victoires de suite, ils n’ont depuis inscrit que 5 buts en 9 rencontres. Cette statistique détermine donc un rendement faible, trop faible même. Lorsqu’en plus la défense ne se montre pas toujours des plus rassurantes, il est logique d’assister à une dégringolade des résultats qui se répercute directement sur le classement. En effet, le Stade Rennais, 2e après 5 journées de championnat est aujourd’hui 12e. Pire, l’équipe de Julien Stéphan affiche le plus faible bilan comptable entre la 4e et la 10e journée de Ligue 1 juste derrière… L’Olympique Lyonnais.

Une attaque en manque de solutions :

Peut-on parler de crise naissante ? Peut-être. D’autant plus, qu’au delà des chiffres, le contenu est particulièrement inquiétant. 3 mots pour résumer l’état de santé des joueurs bretilliens ? Apathiques, fébriles et inconstants. Pas les ingrédients idéaux pour gagner des rencontres.

Julien Stéphan veut « se montrer fédérateur » et les joueurs seraient bien inspirés d’intégrer à nouveau cette vertu en se comportant comme une équipe unie et battante. Le salut rennais passera par un sursaut d’orgueil et une révolution dans le jeu. Au coach Stéphan de trouver la formule idoine, lui qui a essayé plusieurs systèmes sur ce début de saison. En effet, le 3-5-2 a porté ses fruits au cours des premières rencontres mais les derniers matchs contre Reims et Monaco ont montré les limites en termes d’animation offensive.

Rennes se crée trop peu d’occasions en raison d’un manque cruel de justesse dans les trente derniers mètres. Autre problème criant, l’incapacité à concrétiser ses temps forts. Les Rouge et Noir ne sont pas « tueurs » devant le but et le regrettent par la suite. En témoignent notamment les matchs contre Marseille au Vélodrome et le déplacement européen à la Lazio. Dans les deux cas, Rennes a mené 1-0, a dominé et a disposé de cordes à son arc pour effectuer le break, en vain. Dès lors, des regrets font leur apparition puisque l’OM a égalisé tandis que les Romains se sont imposés sur le score de 2-1.

L’antithèse du printemps passé :

Le manque de caractère de ce collectif impacte l’animation offensive. L’équipe peine à retrouver les principes de jeu qui lui avait valu ses heures de gloire. Les Rennais étaient capables d’imprimer une intensité folle et de jouer rapidement dans la verticalité à l’aide notamment de ses joueurs de couloir. L’activité de ses latéraux Traoré et Bensebaini associés respectivement sur les côtés à Sarr et Bourigeaud permettaient aux bretons de se créer moult occasions. Le style de jeu ravivait alors le public du Roazhon Park et amenait les louanges des médias nationaux. De plus, le SRFC était également habile balle au pied lors de phases plus ou moins importantes de possession.

Le mercato précédent a été mouvementé et ce dans les deux sens. Des cadres sont partis. Des joueurs cités précédemment comme Bensebaini et Sarr ont quitté le club causant du tort dans la faculté à jouer vite vers l’avant. La perte de l’international algérien est également préjudiciable dans l’attitude sur le terrain, lui qui était en mesure de motiver les troupes comme lors de la finale de la Coupe de France. Dans le même registre, l’ex-capitaine Benjamin André a rejoint le LOSC. Dans ce genre de période, son importance dans le vestiaire ne ferait pas de mal tout comme son volume dans l’entrejeu. Le Moxambicain Edson Mexer, au coup de casque salvateur, est également parti alors qu’il formait une paire indissociable avec Da Silva. Certes non exempt de tous reproches, Ben Arfa et son apport intermittent mais réel manque par ses fulgurances et sa faculté à déséquilibrer les adversaires par le dribble et la conduite de balle.

Des motifs d’espoir :

Ces principales pertes ont été évidemment remplacées cet été. Sur le papier, les recrues paraissent intéressantes. Raphinha venu remplacer en lieu et place un Sarr possédant un registre similaire éprouve des difficultés dans l’adaptation. Cas identique pour un Flavien Tait dont les débuts ont été délicats à cause d’un carton rouge reçu lors de la première journée lui valant une suspension de 3 matchs. Bensebaini a été remplacé par Maouassa, de retour de prêt. Ce dernier a d’ailleurs été l’auteur de son premier but ce week-end sous le maillot rennais après un rush digne de Leo Messi. Joris Gnagnon lui, est revenu à la maison pour pallier le départ de Mexer. L’entrejeu a été renforcé par un Jonas Martin, moyen sur ces premières prestations. Toutefois la plus grande satisfaction de ce début de saison est l’éclosion d’un phénomène prénommé Eduardo Camavinga à coup sûr le meilleur joueur de ce début de saison, pas forcémment rassurant… Aussi talentueux soit-il, c’est anormal qu’une équipe européenne se repose (trop) sur les performances d’un gamin de 16 ans.

Les prestations sont inconstantes mais demeurent avant tout insuffisantes. Cependant, si l’alchimie s’opère, cela peut permettre de relever le navire rennais. Rennes doit retrouver de sa rigueur défensive, présente par moment mais en délicatesse depuis quelques matchs, mais avant tout un contenu dans le jeu. Ainsi, les Rouge et Noir retrouveront de leur efficacité sur le front de l’attaque. Ils en ont été capables l’an dernier, l’effectif de cette saison présentent les qualités pour réitérer cela.

Si Mbaye Niang pointe à 4 buts toutes compétitions confondues (TCC), le reste de l’attaque a du mal à s’affirmer. Pourtant, les atouts sont indéniables. Bourigeaud, Raphinha, Hunou, Pefok, Del Castillo, Tait ou encore Léa-Siliki, peu d’équipes de Ligue 1 peuvent se targuer de posséder un collectif aussi pléthorique. L’avenir nous le dira mais l’effectif de cette année ne semble pas moins fort que celui de l’an passé. La « sauce » doit prendre et les espoirs sont permis.

Quel avenir ?

Les deux prochains matchs, à domicile contre Cluj et Toulouse se révèlent cruciaux pour l’avenir européen notamment. Si la victoire se fait toujours attendre à leur issue, Julien Stéphan sera plus que jamais sur la sellette. Premier élément de réponse jeudi soir 21h. Le Roazhon Park n’attend que de s’enflammer et vivre de nouvelles soirées européennes historiques.
A suivre…

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