
Dans la “capitale européenne”, Rennes s’est affirmé comme un candidat sérieux pour la course au podium après son succès (0-3) face à Strasbourg. Rennes est 4e avant le match de l’Olympique lyonnais face au Paris Saint Germain
La course à l’Europe passait par la “capitale européenne” pour le Stade Rennais. Et cette 30e étape a été franchie sans encombre grâce à un succès 3-0 sur la pelouse du Racing club de Strasbourg. Face à une équipe encore sur son nuage après sa qualification demi-finales de Conférence League et en très grande partie remaniée, les hommes de Franck Haise ont affiché le visage d’une équipe prête à lutter pour une place en Ligue des champions. Les Rennais se sont pourtant fait peur en début de match. David Datro Fofana a manqué de manière incompréhensible l’ouverture du score en butant sur Ait Boudlal malgré le but grand ouvert (8’). Un avertissement qui a sonné comme un déclic.
Lepaul seul meilleur buteur
Peu à peu, les Rennais ont mis leur empreinte sur la partie et se sont montrés dangereux à plusieurs reprises. Penders à deux reprises (12’ et 19’) et la maladresse de Lepaul et d’Embolo ont retardé l’inéluctable. Les Strasbourgeois, beaucoup trop ouverts à la perte du ballon, ont logiquement été punis par Estéban Lepaul, désormais seul meilleur buteur du championnat avec 17 réalisations (20’). L’attaquant rennais a été servi à l’entrée de la surface après une récupération de Szymanski à la suite d’un 6 mètres joué de manière relativement courte par Penders. Les Blanc et Noir ont continué d’afficher un visage conquérant jusqu’au repos sans parvenir à doubler la mise. En face, les absences de Barco, Emegha (hors de la feuille de match) et de Godo, Enciso et El Mourabet (sur le banc) se sont fait sentir.
Rennes a son destin en main
Au retour des vestiaires, tout s’accélère. En deux minutes. Sur un corner dévié par Lepaul au premier poteau, Breel Embolo est venu couper au second poteau (50’). Sur une énième transition offensive, Musa Tamari, servi par Blas, est venu crucifier un Penders quelque peu abandonné par sa défense (52’). Logiquement, les Bretons ont reculé. Peu mis en difficulté, sauf par Martial Godo, entré en cours de jeu, qui a frappé le poteau (62e), le Stade Rennais soigne son goal average, élément sans doute déterminant tant la densité est forte entre Lille 3e et Monaco 7e. Surtout, les Rouge et Noir ont su faire face à l’absence de Valentin Rongier. Une première cette saison. Rennes est provisoirement 4e avant le déplacement de l’OL au Parc et voit se dessiner un destin européen. Avec peut-être la Coupe aux grandes oreilles en toile de fond. À quatre rencontres de la fin, Rennes a en tout cas son destin en main.
Mathis Eon
